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Témoignage sur les Indulgences

En début d’année, un ami me dit : " Est-ce que tu fais souvent ton jubilé, parce que toi, tu peux le faire tous les jours ! " Devant mon air " bête ", il m’explique comment gagner gratuitement des indulgences pour libérer des âmes du Purgatoires et leur obtenir l’ouverture de la porte du ciel. Il poursuit et me dit : " il suffit de cinq conditions : le sacrement de réconciliation (pas tous les jours bien sûr, mais fréquent), l’Eucharistie par forcément dans le lieu du pèlerinage, le Credo pour affirmer notre foi, une invocation à la Vierge Marie, un pèlerinage vers une église jubilaire (désignée par l’évêque dans chaque diocèse), ou une visite à un malade en considérant la personne souffrante comme le Christ lui-même et il est demandé de prier aux intentions du Saint Père. "

Voilà, c’est tellement simple que nous avons du mal à y croire. Et pourtant regardons l’humilité des gestes dans l’Evangile. Jésus demande à l’aveugle d’aller se laver à la fontaine de Siloé. Naaman, le Syrien, qui était lépreux, avait d’abord refusé à Elie d’aller simplement se baigner pour être guéri de sa maladie. C’est trop simple, pensait-il. le Naaman qui sommeille en nous se révolte devant ses gestes simples qui sont pourtant porteurs de salut.
Revenons à la question qui me fut posée. Je m’occupe en effet de mon fils atteint d’une maladie invalidante et de ce fait, je peux effectuer tous les jours une démarche jubilaire. Depuis, je ne perd aucune journée pour présenter à la miséricorde du Seigneur l’âme d’un défunt. J’alterne avec tous ceux de ma parenté (quelle belle réunion de famille nous aurons au ciel) et d’autres qui me viennent comme cela à l’esprit.

Pour tout vous avouer, j’entre moi-même dans une démarche de conversion que je n’aurais jamais pu imaginer auparavant. Je sais que le Seigneur opère lui-même certaines délivrances que je n’aurais pu obtenir par ma propre volonté. Dans mon cœur, Il fait d’autres merveilles, il m’apprend à aimer avec patience, douceur et humilité et à supporter avec amour ce qui heurte bien souvent ma raison, ma sensibilité, mon désir de tout comprendre. Oui, Il m’apprend à vivre peu à peu, instant après instant, la gratuité de l’amour, sans rien attendre en retour.

Nous vivons une année extraordinaire de grâces et le Seigneur veut donner à chacun la joie de faire l’expérience de sa miséricorde. Je ne peux que vous encourager à essayer, c’est facile, simple, à la portée de tous et combien d’âmes vont gagner le Ciel en cette année et en plus, le Seigneur vous assure qu’Il va vous transformer en Lui. Tous les jours jusqu’au 6 janvier 2001, nous allons pouvoir nous émerveiller et chanter avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, les miséricordes de Dieu, pas seulement pour nous, mais pour tous ceux que nous allons aider à entrer au Ciel. Patricia Martin

 

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