Sommaire des dossiers

Le XXIeme Siècle et les Croyances

Le 21ème siècle, c’est pour bientôt. " Troisième Millénaire", ça fait vaste, ça fait beau, mais un peu d’angoisse quand même : sur mille ans, où sommes nous logés ?

Donc parlons du 21ème siècle, après tout, il vient après le 20ème ! Une des questions qui mérite un regard, je veux dire une pensée sur internet, c’est celle des croyances : Hallo Ouine a-t-il de l’avenir en publicité ? demandent les commerçants et les cultivateurs de citrouilles. Les pauvres gens et les incroyants achèteront-ils toujours des bougies pour mettre dans les Eglises ? demandent les producteurs de cierges . Le Nouvel Age sera-t-il toujours la rubrique où éditer les navets repeints en arc-en-ciel, s’interrogent les éditeurs de livres et de sites internets. Alors dites moi, comment vont et où vont les religions et les croyances ?


Les grandes religions du monde


Parmi les religions d’Asie , l’Indouisme , la religion traditionnelle de l’Inde, comptera en l’an 2.000 près de 700 millions d’âmes.

Le Bouddhisme n’en comptera que 350 millions, principalement en Chine, Thaïlande, Vietnam, Japon et Birmanie.

L’Islam, à cheval sur l’Asie du Sud (Indonésie, Inde, Bangladesh et Pakistan), le Proche Orient ( Iran, Irak, Syrie, Turquie) et l’Afrique du Nord (Egypte, Soudan, Libye, Tunisie, Algérie et Maroc), va atteindre 1 milliard de personnes.

Pour les Chrétiens on devra compter le double, soit 2 milliards, répartis en Europe et Asie du Nord (Sibérie, Corée), Amérique du Nord et du Sud, Afrique. Les Chrétiens progressent de 7% dans certains pays d’Asie comme la Corée, ils sont passés de 6 à 30 millions en Chine depuis 45 ans. En Afrique la progression est de 5% par an. Il faut dans le total attribuer un peu plus d’un milliard aux catholiques, 250 millions aux orthodoxes, 80 " les Questions de l’homme "millions aux Luthériens, 70 millions aux Anglicans-Episcopaliens. Le reste constitue le grand flot des multiples Eglises protestantes au sein desquelles les plus actives sont les Baptistes ou " Evangéliques ", et les Pentecôtistes.

La religion Communiste a perdu beaucoup de pratiquants, mais pas tous ses croyants, on peut estimer que le 21ème siècle commencera avec 20 millions d’entre eux, âgés il est vrai, mais cet athéisme idéologique teinté de l’idéalisme des " lendemains qui chantent " se perpétuera peut être un certain temps comme souvent des minorités religieuses typées (Mennonites et autres Anabaptistes), c’est un phénomène connu en sociologie.

La " Religiosité " Nouvel-Age aborde le 21ème siècle au vent arrière, les voiles gonflées des aspirations spiritualistes accordées à la mode, et de ceux qui veulent " devenir-dieu-soi-même " sans trop sacrifier de ses idées propres, de son ego ni de son confort. Les adeptes déclarés sont certainement moins nombreux que les Luthériens. Mais ils diffusent dans la culture sociétale de la première vague de mondialisation.

C’est l’un des aspects du retour du Panthéisme, cette position philosophico-religieuse qui depuis le grand Plotin du IIIème siècle refait de temps en temps surface avec des versions abrégées ou plus nuageuses : Métempsychose, Nirvana, réincarnation, Dieu inhérent au monde, Homme parcelle du Tout-divin-cosmos. Dans cette religion tout est possible et chacun peut croire ce qu’il veut ou ce qu’il rêve, mais il n’est pas évident que toutes ces tendances réussiront à éviter de s’entrechoquer dans les premières décades du 21ème siècle.

Aujourd’hui ils sont tous d’accord pour un label de tolérance et prétendent même identifier toutes les religions comme des variantes culturelles d’une Grande Religion de l’Humanité où " homme et cosmos " ne seraient que des " émergences " également divines du " grand tout-monde ". Le messianisme judéo-chrétien est récupéré dans cette religion où tout n’est qu’harmonie, " fais-ce-que-tu-veux "et acceptation indifférente de l‘autre. On attend à nouveau le sauveur du monde en l’affublant des termes d’ " énergie ", de " force " de " nature ", comme dans " la guerre des étoiles "où naît le divin messie interplanétaire. Il faudra bien se demander pourtant qui peut sauver, sinon le vrai Sauveur.

La tolérance étendard de cette religion a cependant ses limites : on peut le voir à la façon dont la religion catholique est présentée comme la pire des choses et la seule mauvaise religion, en contraste avec l’indifférentisme habituel des adeptes du Nouvel Age .

Restent " les Questions de l’homme " : la vie après la mort ? Quel est le plus bel amour ? Comment aimer sans que l’amour ne s’use avec le temps ? Que faire pour ceux qui nous ont quittés? Peut-on prier pour son enfant qui est malade ? Y-a-t-il un pardon pour le mal que nous avons fait ? S’il y a un Dieu quelque part peut-on lui poser des questions, le rencontrer ? Est-il responsable du mal que les autres font, que nous-même nous avons fait ?
A ces questions et à quelques autres les religions devront répondre au 21ème siècle. L’absence de dogme n’est pas une réponse qui suffira toujours, et l’homme a un besoin ineffaçable de rechercher la vérité et l’amour, le véritable amour et le vrai Dieu.

Hervé Catta

 



Autre articles: